La coopération française en Guinée équatoriale
Une coopération en plein développement dans une démarche rénovée Notre coopération culturelle, scientifique et technique avec la Guinée équatoriale est, pour des raisons liées à l’Histoire, plus récente qu’avec d’autres pays de la région. Elle n’en est pas moins dynamique et multiple, en étant principalement ciblée sur trois secteurs définis conjointement avec les autorités nationales : la Francophonie, la gouvernance économique et financière et l’aéronautique. Elle participe également à l’accroissement de notre présence économique en Guinée équatoriale, en faisant mieux connaître les potentialités de ce pays.
De plus, notre coopération n’est pas seulement en plein développement, mais sa mise en œuvre s’effectue, depuis 2008, dans une démarche totalement rénovée. Elle repose désormais sur un partenariat équilibré dans le cadre de cofinancements.
Ainsi, outre la construction de l’Institut Culturel d’Expression Française de Bata, la Guinée équatoriale a contribué à l’agrandissement de l’Ecole Française de Malabo et a pris en charge, dans le cadre des appuis aux administrations financières et à la sécurité aérienne, la formation de promotions d’inspecteurs à l’Ecole Nationale des Impôts de Clermont-Ferrand et à l’Ecole Nationale des Douanes de Tourcoing, ainsi que d’élèves-pilotes au Service d’Exploitation de la Formation Aéronautique de Toulouse. Pour sa part, la France fournit l’expertise et l’assistance technique pour préparer et mettre en œuvre ces différents programmes.
De nouveaux secteurs d’intervention en 2011 Au cours de cette année, le premier objectif sera d’approfondir nos actions dans les trois secteurs actuels d’intervention de notre coopération bilatérale. Ainsi, pour la Francophonie, 2011 devrait voir l’installation à Bata d’un second relais de Radio France Internationale, après celui du Pico Basile, qui permettra une diffusion de qualité sur l’ensemble de la partie continentale. Pour la gouvernance, les actions au niveau des administrations centrales seront complétées par un appui à des projets de développement plus petits, portés par des collectivités locales et des associations, notamment de jeunes et de femmes. Pour le secteur aéronautique, il est prévu d’amplifier notre coopération par un soutien au renforcement de la capacité de l’aviation civile et à l’organisation de la compagnie Ceiba, dans le cadre d’une convention avec les groupes Air France et EgisAvia.
Il ne s’agit pas de se reposer sur les résultats acquis. Aussi, de nouveaux points d’application sont prévus : la biodiversité, l’éducation et la formation professionnelle.
Le soutien à la biodiversité s’inscrit dans un partenariat avec l’Institut français de Recherche pour le Développement. Il porte sur la création d’un sentier-découverte sur l’îlot Horacio, dans la baie de Sipopo, où se tiendra le prochain Sommet de l’Union Africaine, et sur la réalisation, avec l’Université Nationale, des recherches sur l’histoire environnementale.
La priorité, pour l’éducation et la formation professionnelle, est de soutenir un projet de création de 4 instituts polytechniques, à Ebebiyin, Evinayong, Luba et Mongomo, dans le cadre d’une collaboration avec le Centre International d’Etudes Pédagogiques de Sèvres. Dans ces écoles, seront formés, chaque année, 800 employés qualifiés et techniciens dans des filières aussi variées et fondamentales, en Guinée équatoriale, que le BTP, la mécanique, l’informatique, les services, l’hôtellerie, l’agriculture, la pêche et les forêts.
Enfin, notre coopération comprend une dimension culturelle, qu’il convient de développer. Ainsi, la récente invitation en France, plus particulièrement au Festival de Cannes, de la Secrétaire d’Etat aux bibliothèques, archives, musées et cinéma, s’inscrit dans la perspective de projets dans le domaine cinématographique.
Les moyens et les instruments de la coopération Le montant des actions mises en œuvre par la Coopération française en Guinée équatoriale place la France comme un partenaire de premier plan pour le développement du pays. Il s’agit de mettre à disposition l’assistance technique, de réaliser des projets de coopération et de gérer un programme de bourses, ainsi que de soutenir le fonctionnement et l’animation de l’Ecole Française et des ICEF de Malabo et de Bata.
2. La mise en œuvre de la coopération par le SCAC
Le Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) est le principal instrument de la coopération française en Guinée équatoriale. Il est chargé, sous l’autorité de l’Ambassadeur, de définir, coordonner et mettre en œuvre les programmes de coopération culturelle, éducative et technique, ainsi que les activités de la cellule de veille économique. Le SCAC supervise également l’ICEF de Malabo et assure la tutelle de l’Ecole Française.
Ainsi, pour l’appui à la gouvernance financière, le SCAC dispose de deux assistants techniques, chargés de mettre en œuvre un nouveau projet de réforme de la gestion des finances publiques. Ils participent également à l’animation du groupe thématique des bailleurs de fonds sur les statistiques, dont la France est chef de file. Ces actions sont coordonnées avec celles menées par les autres partenaires dans ce secteur : la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement, l’Espagne et le FMI.
Pour l’accroissement de notre présence économique, nos actions reposent sur un dispositif de veille, créé en mai 2009, qui vise, en coordination avec le Service Economique Régional pour l’Afrique centrale basé à Yaoundé, à faciliter les conditions d’installation en Guinée équatoriale d’entreprises françaises et à favoriser un meilleur développement des échanges commerciaux.
Quant au développement du français, il est appuyé par un dispositif rénové de cinq assistants techniques, qui intervient au niveau, tant du système éducatif et de l’enseignement universitaire que du renforcement linguistique. Ainsi, un assistant technique, conseiller auprès du Ministre de l’Education, est chargé d’appuyer la mise en place du français dans les cycles primaire et secondaire, en coordination avec l’Association Nationale des Professeurs de Français. De même, la mise en place d’une licence francophone en « énergétique et génie climatique en milieu tropical », à Bata, entre dans sa troisième année avec l’appui d’un assistant technique et le soutien de l’Université de Bordeaux. La création de cette filière, en octobre 2008, a permis, en 2010, l’adhésion de l’UNGE à l’Agence Universitaire de la Francophonie.
Le SCAC dispose également d’un important programme de bourses d’études, de stages et de bourses linguistiques, dont bénéficient de nombreux professeurs, enseignants-chercheurs et cadres de l’administration.
