La Coopération de Sécurité et de Défense : Actions

Le Ministère des Affaires étrangères et européennes dispose en Guinée Équatoriale d’un Détaché militaire de coopération (DMC) relevant de la Direction de la Coopération de Sécurité et de Défense (DCSD).
Sa principale mission est le conseil auprès des hautes autorités militaires équato-guinéennes, dont le Chef d’État-major des Armées. Il est à ce titre inséré au sein du Ministère de la Défense nationale équato-guinéen.
Il représente également l’Attaché de Défense non résident, en poste au Cameroun voisin.
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La coopération militaire, dont les actions se sont beaucoup diversifiées depuis 1988, année du premier partenariat signé dans ce domaine avec Malabo, conduit de front plusieurs projets d’envergure.
Outre le conseil, voire l’appui aux forces armées, via par exemple la mise en œuvre de Détachements d’instruction opérationnelle (DIO) fournis par les Forces françaises du Gabon (FFG), deux projets se distinguent : l’enseignement du français en milieu militaire, aujourd’hui indispensable à la formation des cadres des trois armées, et la montée en puissance de l’École navale de Bata à vocation régionale (ENVR).
Ce dernier projet constitue aujourd’hui un enjeu d’intégration régionale déterminant dans un domaine de préoccupation majeure pour la communauté internationale, celui de la sécurité maritime, en particulier dans le Golfe de Guinée.
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L’enseignement du français, projet transverse par excellence et qui participe naturellement du rayonnement de la francophonie en Guinée Équatoriale, s’appuie sur une double dynamique lui permettant de couvrir l’ensemble des formations proposées (depuis l’enseignement dans les académies militaires, aux cours de renforcement des officiers destinés à l’enseignement militaire supérieur en France ou à l’étranger).

D’une part, il bénéficie du soutien proposé par l’Institut français / ICEF de Malabo dans le cadre de conventions spécifiques passées avec la coopération militaire qui prévoient la mise à disposition de professeurs francophones au profit du Ministère de la Défense équato-guinéen.

D’autre part, ce projet accueille un à deux étudiants de master 2 en Français langue étrangère (FLE) proposés par le Centre national des œuvres universitaires et scolaires (CNOUS) et détachés pour neuf mois à la formation des élèves militaires en école, tant à Malabo que sur le continent, à Bata.

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Créée en 2010, l‘École navale à vocation régionale de Bata (E.N.V.R.) demeure toutefois le projet le plus emblématique de la coopération militaire entre les deux pays. Ouverte à l’international en septembre 2011, elle a été inaugurée officiellement, le 12 octobre 2011, par le Président de la République de Guinée Equatoriale, S.E.M. Obiang Nguema Mbasogo, accompagné du Directeur français de la Coopération de Sécurité et de Défense, le Général de Corps d’Armée Bruno Clément-Bollée.
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Appelée à devenir demain la grande académie de la mer du Golfe de Guinée, voire d’Afrique, l’école a ainsi accueilli en septembre dernier, aux côtés de trente et un cadets équato-guinéens, ses premiers stagiaires extérieurs, au nombre de dix-sept et issus de huit États africains à façade maritime : l’Angola, le Cameroun, le Cap-Vert, le Congo-Brazzaville, Djibouti, le Gabon, la Guinée Conakry et le Sénégal.

Au prix d’un effort d’harmonisation des procédures liées à la sécurité maritime, destiné à en faire un véritable creuset d’intégration régionale, l’École navale de Bata délivre désormais l’essentiel des formations propres aux métiers de marins (officiers de quart, navigateurs/timoniers, manœuvriers et guetteurs de la flotte).
Certaines spécialités techniques toutefois, de mécaniciens et électrotechniciens, aujourd’hui non encore proposées, le seront demain, à l’issue du transfert de l’ENVR sur le site définitif de Tika, à l’horizon 2013/2014.

Enfin, l’École navale bénéficie également d’échanges privilégiés avec les bâtiments de la marine nationale française qui, dans le cadre de la mission de sécurisation permanente « Corymbe », croisent au large du Golfe du Guinée et viennent désormais jeter l’ancre à Bata.
Conduite avec succès en mars 2011, une première action de ce type a ainsi permis l’embarquement des cadets de la promotion 2010/2011 à bord du Transport de chaland de débarquement (TCD) Foudre, en vue d’exercices de navigation et d’une formation à la mer entre Bata et Malabo.

Dernière modification : 07/11/2011

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