
Ainsi donc, les « imprévisibles Bleus » auront échoué, d’un point en finale, contre les « invincibles Blacks », après avoir défait, d’un autre point, les « Diables Rouges » en demi-finale.
Il fallait un vainqueur ; ce fût, sur ses terres australes, assurément le plus fort de cette 7ème Coupe du Monde de Rugby.
Il fallait un vaincu ; ce fût, si loin de son terroir, malheureusement le plus convaincant de cette splendide et tragique finale.
Arrivé plein de doutes il y a sept semaines en Nouvelle Zélande, le XV de France en repart aujourd’hui submergé de regrets, mais couvert de gloire.
Oubliées les maladresses, les fautes et les critiques accumulées au cours d’une compétition longue et chaotique. Nous retiendrons de l’Equipe de France de Rugby le visage exemplaire de solidarité, de dignité et de talent qu’elle aura montré à l’Eden Park d’Auckland, en cette soirée du dimanche 23 octobre.
Cela n’aura pas été suffisant pour vaincre. Cela aura permis de gagner le respect de l’adversaire du jour, le meilleur du monde, et de toute « la planète ovale ».
Encore merci Messieurs pour avoir ponctué de si belle manière cette superbe fête du Rugby. Nous sommes fiers de vous.
Rendez-vous dans quatre ans, en Angleterre, pour écrire avec votre public une nouvelle page flamboyante de ce sport magnifique qui, nous le souhaitons, sera cette fois-ci historique. Vous le méritez.
François BARATEAU
Ambassadeur de France en Guinée Equatoriale
